AG des archéologues de Languedoc-Roussillon
Montpellier, le jeudi 12 juin

Points dčinformation
- passage au Sénat confirmé pour le 17 juin,
- partage des locaux du Pavillon de lčHôtel de Ville avec les intermittents, depuis mercredi,
- possibilité accordée par la Ville de Montpellier dčune prolongation de lčoccupation du lieu, sans réelle limite,
- CR des délégués aux dernières réunions interpro de lčHérault.

Décisions prises à lčunanimité
- poursuite du mouvement dans les termes actuels (blocage total de la DIR) jusqučà la prochaine AG,
- poursuite de la présentation du diaporama expo au moins jusqučau mardi 17 juin,
- poursuite de la participation à lčinterpro,
- nouvelle AG le 17 juin (10 h, jardin de la DRAC à Montpellier) pour décider des modalités de poursuite du mouvement.

Actions réalisées et à venir
- jeudi 12 juin 12 h : délégation de 3 représentants du collectif reçue par le DRAC,
- jeudi 12 juin 18 h : meeting sur la Comédie (intersyndicale, interpro) ; prise de parole dčun délégué du Collectif,
- jeudi 12 juin 20 h 30 : réunion interpro (3 délégués du collectif),
- vendredi 13 juin midi : émission en direct sur Radio Pays de lčHérault,
- vendredi 13 juin 15 h : RV avec des responsables Culture du Conseil Régional à Montpellier (3 délégués),
- vendredi 13 juin 15 h : intervention en réunion de CIRA en Préfecture des P.-O. (2 délégués),
- lundi 16 et mardi 17 juin : accueil du public sur le lieu dčexpo (besoin de nouveaux permanents, de 13 à 22 h),
- mardi 17 juin matin : intervention dans une AG à lčUniv. des Sciences et Techniques du Languedoc, à la demande dčenseignants,
- mardi 17 juin : AG le matin, puis manifestation-spectacle des archéos avec le soutien des intermittents .

Compte-rendus de Délégations
DRAC (jeudi 12/6)
Nous avons présenté au DRAC les décisions prises en AG.
Pour sa part, il nous a confirmé que seuls 3 arrêtés de prescriptions de diagnostic (sur une même ZAC, sans site avéré préalablement) avaient été levés à ce jour, après une intervention de terrain négative conduite par le SRA. Un 4e dossier fait lčobjet dčun recours , avec le soutien du milieu associatif local, contre un aménageur ayant investi un terrain sans autorisation (procédure en cours).
Les services de lčÉtat sont toujours en attente, depuis deux mois, dčune réaction de notre direction interrégionale ou nationale à la situation de crise en région.
Le DRAC sčest engagé à intercéder en notre faveur auprès du Préfet de Région, pour lčobtention dčune audience (RV confirmé depuis, pour le lundi 17 juin).
CIRA (vendredi 13/6)
Les délégués ont présenté à la CIRA le collectif Languedoc-Roussillon, les motivations ayant conduit à sa constitution, les actions engagées depuis 2 mois pour lčobtention du retrait du projet de réforme de la loi (blocage de lčactivité, visites aux parlementaires, manifestation en direction du grand public).
Ils ont demandé aux membres de la CIRA de se positionner dans le débat actuel par une nouvelle motion.
A la suite de cette démarche, le collectif vient dčapprendre qučune motion de la CIRA devrait être diffusée sous peu, et a reçu une commande de tee-shirts ( !!).
Conseil Régional (vendredi 13/6)
Trois délégués du collectif gréviste ont été reçus au CR Languedoc-Roussillon par M. Bayle (Directeur du Service Culture) et Mme Delfuria (Conservatrice Régionale du Patrimoine).
Nous avons exposé la situation de crise actuelle que traverse lčarchéologie préventive. Le débat a été élargi aux menaces qui pèsent sur les relations inter institutionnelles qui gèrent la recherche archéologique, et sur son devenir.
Nous avons interpellé J. Blanc à deux titres :
-en tant que sénateur de Lozère, sur les enjeux et les conséquence de la réforme,
-en tant que président du CR, sur la question de la décentralisation et la latitude de la région à lčorganiser.
Sur ce second point, il existe un fossé important entre les textes et les modalités dčapplication ; il en ressort que les collectivités territoriales ne sont pas prêtes à la décentralisation. De plus, le CR nčest pas preneur de lčArchéologie Préventive dans son intégralité. Seul le partenariat demeure le point de convergence de nos discussions. Il est en effet préféré à la mise en concurrence de services de lčÉtat.
Un point de convergence sčest dégagé de nos discussions : un partenariat entre lčINRAP et les collectivités territoriales serait préférable à une mise en concurrence.
En réalité, dans le dispositif prévu, la mise en concurrence se fera entre lčINRAP et les officines privées arbitrée par les aménageurs. En clair, sous couvert de la décentralisation se cache le désengagement progressif de lčEtat et la privatisation du Service public (cf. les Accords Généraux sur le Commerce des Services).
Une note sera transmise à J. Blanc (Pdt du Conseil Régional et sénateur UMP) dès lundi matin.