Le lundi 16 juin des actions ont été menées par les archéologues dans toutes les villes où siègent les CIRA (commission interrégionale de recherche en archéologie), les préfets de ces régions étant les présidents des commissions.
· A Lyon (siège de la CIRA Rhône-Alpes-Auvergne), les archéologues se sont rassemblés devant la préfecture, ils ont été reçus par le secrétaire général adjoint du préfet. Ils ont manifesté et déployé une banderole à la sortie d’un colloque auquel participait Sarcosy.
· A Dijon (siège de la CIRA Grand-Est), les archéologues ont occupé la DRAC et ont été reçus par le chef de cabinet du préfet.
· A Bordeaux (siège de la CIRA Grand Sud-Ouest), les archéologues ont défilé dans les rues de Bordeaux avec …..des menhirs qu’ils ont déposés devant la mairie de M. Juppé. Ils ont été reçus par la conseillère culturelle du conseil municipal puis par le chef de cabinet du préfet. Enfin ils se sont réunis en assemblée générale à la DRAC.
· A Aix (siège de la CIRA Méditerranée), les archéologues ont été reçus par le chef de cabinet du préfet à qui ils ont remis une motion demandant le retrait du projet de loi.
· A Rennes (siège de la CIRA Grand-Ouest), les archéologues ont organisé une exposition sur la place de la mairie et se sont réunis à la DRAC où ils ont rencontré la directrice. Ils ont demandé un rendez-vous au préfet.
· A Orléans (siège de la CIRA Centre-Nord), une trentaine d’archéologues ont édifié un camp retranché et présenté une exposition sur la place. Ils ont demandé à être reçu par le préfet.
Du côté de Toulouse, les archéologues continuent à occuper le chantier de Labadie, le préfet a menacé de les expulser. Pour quitter le site, ils demandent à être reçus par Matignon.
A Paris, les archéologues se sont réunis sur le pont Saint Michel pour demander le retrait du projet de loi. Huit d’entre eux ont sauté dans la Seine et ont rejoint les berges à la nage.
Toute la profession rejette le projet de loi qui doit être examiné au Sénat le 17 juin.